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Mclaren f1 mr bean, l’incroyable histoire de la mclaren f1 mr bean et sa valeur actuelle

Mclaren f1 mr bean, l’incroyable histoire de la mclaren f1 mr bean et sa valeur actuelle

Mclaren f1 mr bean, l’incroyable histoire de la mclaren f1 mr bean et sa valeur actuelle

Une McLaren F1… et Mr Bean au volant : vraiment ?

Pour beaucoup, la voiture de Mr Bean, c’est une Mini verte avec un capot noir. Point. Mais derrière le personnage maladroit se cache Rowan Atkinson, un passionné d’automobile, pilote amateur sérieux, qui a possédé l’une des plus incroyables supercars de l’histoire : une McLaren F1. Oui, la même auto que beaucoup considèrent encore aujourd’hui comme la « vraie » hypercar ultime.

Cette McLaren F1, châssis n°061, est devenue célèbre pour deux raisons : son propriétaire (un comédien mondialement connu) et son histoire mouvementée, avec deux gros accidents et des factures d’assurance record. Pourtant, malgré ce passé agité, sa valeur a explosé. Pourquoi ? Comment ? Et combien vaudrait aujourd’hui la « McLaren F1 de Mr Bean » si elle revenait sur le marché ?

Contexte : la McLaren F1, une légende roulante

Avant de parler de Mr Bean, il faut comprendre ce que représente une McLaren F1 dans le paysage auto.

Quelques chiffres pour situer la bête :

Tout est extrême sur une F1 : position de conduite centrale, sièges passagers décalés, habitacle tapissé d’or pour réfléchir la chaleur, usage massif de carbone et de titane… Ce n’est pas une supercar “instagrammable”, c’est une machine pensée par des ingénieurs pour aller vite, longtemps, avec un niveau de pureté mécanique presque disparu aujourd’hui.

À l’époque, on parlait d’un tarif autour de 540 000 £, soit environ 700 000 € actuels en tenant compte de l’inflation. Une somme déjà délirante, mais qui paraît presque « raisonnable » comparée à sa valeur actuelle.

Rowan Atkinson, loin de l’idiot au volant

Rowan Atkinson n’est pas Mr Bean. Sur la route et sur circuit, c’est tout l’inverse : un conducteur appliqué, un vrai passionné de mécanique et de pilotage. Il a couru en compétition (principalement en tourisme et historics), participé à des événements comme le Goodwood Revival, et possède un historique costaud de voitures d’exception.

Avant et pendant sa période McLaren F1, il a notamment possédé :

Autrement dit, il sait ce que c’est que d’user des pneus, freins et embrayages sur circuit. Quand il achète une F1, ce n’est pas pour la laisser sous une housse dans un garage climatisé. Et c’est là que l’histoire devient intéressante.

L’achat de la McLaren F1 n°061 : un choix de passion, pas d’investissement

Rowan Atkinson achète sa McLaren F1 en 1997. Il choisit une configuration sobre et élégante :

À cette époque, la F1 n’est pas encore devenue l’icône spéculative qu’elle est aujourd’hui. C’est une supercar extravagante, oui, mais que certains propriétaires considèrent vraiment comme un engin à utiliser. Atkinson fait clairement partie de cette catégorie : il roule avec, beaucoup.

Contrairement à la majorité des F1 qui dorment, la sienne prend des kilomètres, et pas que pour aller chercher le pain. Il l’utilise sur route ouverte, comme une voiture « normale », avec une philosophie simple : une voiture est faite pour rouler.

Premier accident : la piqûre de rappel

La première sortie de route a lieu en 1999. L’accident est relativement mineur par rapport à ce qui viendra ensuite : un choc à basse vitesse, sans gravité pour le conducteur. La voiture est réparée, remise en état, et reprend la route.

À ce stade, la McLaren F1 n°061 a déjà quelque chose de particulier : c’est l’une des rares F1 vraiment « vécues ». Elle n’est plus neuve, elle a une histoire, des km, et un propriétaire qui assume le risque d’utiliser une voiture à plus de 600 ch sur route ouverte, sans aides électroniques.

Le crash de 2011 : 910 000 £ de réparation

Le véritable épisode qui va marquer l’histoire de cette F1 arrive en août 2011. Rowan Atkinson perd le contrôle de sa McLaren F1 sur une route humide, près de Peterborough, en Angleterre. La voiture sort de la route, percute un arbre, puis un lampadaire, et prend feu.

Heureusement, Atkinson s’en sort avec des blessures relativement légères (épaule et côtes touchées). Pour la voiture, c’est une autre histoire : le châssis carbone est sérieusement atteint, l’auto est très endommagée. Sur une voiture « normale », l’expert assurance aurait probablement prononcé une épave économique.

Mais on parle d’une McLaren F1. Le constructeur accepte de prendre en charge la reconstruction dans les règles de l’art. Résultat :

C’est longtemps resté la réparation d’assurance automobile la plus chère jamais enregistrée au Royaume-Uni. Et c’est là que la question intéressante se pose : réparer une supercar à ce niveau de dégâts est-ce rationnel, ou purement passionnel ?

Financièrement, rétrospectivement, c’était même un « bon calcul ». La valeur des F1 était déjà en train de s’envoler, et une reconstruction usine sur un modèle aussi rare ne pouvait que renforcer sa crédibilité sur le marché, à condition que la réparation soit documentée et conforme à l’origine. C’est exactement ce qui a été fait.

Une F1 vraiment utilisée : plus de 40 000 km au compteur

Après sa reconstruction, la F1 n°061 reprend… la route. Atkinson ne se contente pas de la stocker comme une relique ressuscitée. Lorsqu’il finit par la mettre en vente, en 2015, la voiture affiche environ 41 000 km (ou autour de 25 000 miles).

Dans l’univers des hypercars, c’est énorme. La plupart des McLaren F1 tournent autour de 5 000 à 10 000 km, parfois moins, tant leurs propriétaires ont peur de faire baisser la valeur en roulant.

Rowan Atkinson, lui, assume au micro la philosophie inverse : selon lui, on n’achète pas une F1 pour la contempler, mais pour la conduire. D’un point de vue de passionné, difficile de lui donner tort. D’un point de vue spéculatif, c’est plus discutable… sauf que le marché a fini par lui donner raison.

La vente de 2015 : de 540 000 £ à environ 8 millions £

En 2015, Atkinson décide de se séparer de sa McLaren F1. L’auto est proposée à la vente par un spécialiste, Taylor & Crawley. Le prix demandé annoncé publiquement était d’environ 8 millions de livres sterling.

Le montant final exact reste confidentiel, mais plusieurs sources sérieuses situent la transaction :

On parle donc d’une plus-value monumentale par rapport au prix d’achat initial (~540 000 £). Et ce, malgré :

Pourquoi une telle valeur ? Parce que l’équation McLaren F1 + rareté + historique clair + propriétaire médiatique connu + reconstruction usine = cocktail quasiment imbattable sur le marché des collectionneurs. Tout est traçable, documenté, transparent.

Les facteurs qui font (et boostent) la valeur de cette F1 particulière

Pour comprendre la valeur actuelle estimée de la F1 de Mr Bean, il faut regarder les critères que les gros collectionneurs utilisent :

Au final, pour certains collectionneurs, la F1 de Rowan Atkinson n’est pas « moins bien » parce qu’elle a été crashée. Elle est « plus intéressante » parce qu’elle a une vie, un récit, une authenticité. Et dans le très haut de gamme, l’histoire racontée par une voiture pèse lourd.

Combien vaut aujourd’hui la McLaren F1 de Mr Bean ?

La voiture n°061 n’est pas officiellement repassée en vente publique depuis 2015, donc il faut extrapoler à partir :

Quelques repères :

En 2024, en raisonnant prudemment :

Pour la F1 de Rowan Atkinson, malgré ses accidents :

Une estimation raisonnable aujourd’hui situerait sa valeur entre 18 et 22 millions $, soit environ 16 à 20 millions €, avec une vraie possibilité de dépasser cette fourchette si deux collectionneurs passionnés se retrouvent face à face dans une salle de vente. Ce n’est plus une voiture : c’est un morceau d’histoire de l’automobile et de la pop culture.

Assurance, usage réel et coût d’entretien : la face cachée du rêve

Vu depuis un canapé, tout cela ressemble à un jackpot : acheter 540 000 £, revendre potentiellement plus de 15 millions €. Mais entre les deux, la note n’est pas neutre. Surtout quand on choisit de rouler vraiment avec la voiture.

Sur un engin comme la McLaren F1, il faut compter :

Rowan Atkinson a souvent insisté sur ce point : oui, il a gagné de l’argent en revendant sa F1. Mais entre l’assurance, les entretiens, les réparations et le coût d’usage réel, la voiture ne lui a pas « rapporté » autant que ce que certains imaginent. Elle lui a surtout apporté du plaisir de conduite et des souvenirs, ce qui, pour un passionné, est finalement la vraie monnaie.

Ce que cette histoire dit de la voiture de collection en 2024

L’histoire de la McLaren F1 de Mr Bean, c’est aussi une leçon pour tous ceux qui s’intéressent aux autos de collection, qu’elles valent 15 000 ou 15 millions €.

Au final, la McLaren F1 de Rowan Atkinson incarne un paradoxe rare : une hypercar d’exception, pilotée comme une « vraie » voiture, accidentée, reconstruite, et aujourd’hui encore plus désirable que beaucoup de ses sœurs restées sous housse.

On peut débattre longtemps de la morale financière de l’histoire. Mais pour ceux qui aiment vraiment les autos, une chose est sûre : mieux vaut une F1 qui a vécu, roulé, freiné, chauffé, que trois F1 sous vide dans des box climatisés, réveillées uniquement pour traverser une salle de ventes aux enchères.

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