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Jaguar s-type r 4.2 v8 supercharged, guide d’achat et fiabilité de la jaguar s-type r 4.2 v8 supercharged

Jaguar s-type r 4.2 v8 supercharged, guide d’achat et fiabilité de la jaguar s-type r 4.2 v8 supercharged

Jaguar s-type r 4.2 v8 supercharged, guide d’achat et fiabilité de la jaguar s-type r 4.2 v8 supercharged

Dans la famille des berlines sportives un peu oubliées, la Jaguar S-Type R 4.2 V8 compressée coche toutes les cases du bon plan potentiel : 400 ch, un compresseur Eaton qui siffle comme il faut, un look de vieille anglaise policée… et des annonces souvent très en dessous de 15 000 €. Mais avant de craquer pour un gros chat à ce prix-là, il vaut mieux savoir où on met les pieds. Ici, on va parler mécanique, fiabilité réelle, coûts cachés et critères concrets pour acheter une S-Type R sans se ruiner ni passer ses week-ends chez le dépanneur.

La S-Type R, c’est quoi au juste ?

La S-Type R, c’est la version la plus énervée de la berline S-Type de Jaguar, produite entre 2002 et 2007. Au programme :

À l’époque, c’est la réponse de Jaguar aux BMW M5 E39 et Mercedes E55 AMG. Moins radicale, plus “gentleman driver”, mais avec des perfs qui, encore aujourd’hui, restent très respectables. Le tout dans une berline plutôt discrète : seul un œil averti repère les boucliers spécifiques, les jantes 18 pouces et les quatre sorties d’échappement.

Le revers de la médaille : ce n’est pas une voiture simple. V8 compressé + électronique des années 2000 + boîte auto sophistiquée + réseau Jaguar pas toujours bon marché = achat à faire avec méthode, pas au coup de tête.

Le V8 4.2 compressé : caractère, perfs… et contraintes

Le 4.2 AJ-V8 est, dans l’ensemble, un bon moteur. Bien plus fiable que le 4.0 qui l’a précédé (adieu les gros soucis de tendeurs de chaîne en plastique sur les premières générations). Sur la version R, il est suralimenté par un compresseur Eaton M112, ce qui change largement la donne.

À l’usage, ça donne :

La boîte auto ZF 6HP26 fait bien le job si elle est entretenue correctement. Le problème, c’est que Jaguar, comme beaucoup de constructeurs, a parlé d’“huile à vie”. En pratique, une vidange tous les 60 000 à 80 000 km est une bonne assurance-vie pour la boîte.

Ce combo moteur/boîte est capable d’aligner les kilomètres sans souci majeur… à condition de ne pas négliger :

Ce qu’il faut vérifier avant d’acheter une S-Type R

On ne parle pas ici d’une citadine d’occasion, mais d’une berline de 400 ch qui a plus de 15 ans. Le tri se fait autant sur l’auto que sur son propriétaire précédent. Voici les points à passer au crible.

Historique et usage : non négociables

À exiger, noir sur blanc :

Méfiez-vous :

Carrosserie et châssis : corrosion et trains roulants

La S-Type n’est pas une anglaise qui se désagrège comme une vieille Rover, mais elle n’est pas intouchable non plus. À inspecter de près :

Les trains roulants sont le point faible “classique” sur les S-Type R qui ont roulé fort et/ou longtemps :

Un train roulant refait proprement (silentblocs, rotules, géométrie) transforme la voiture et redonne son caractère de GT sérieuse. C’est un gros plus si c’est déjà fait, sinon, à budgéter.

Moteur et compresseur : les signaux d’alerte

Moteur au ralenti :

Compresseur Eaton :

Sur route :

Attention aussi aux fuites :

Boîte auto ZF 6HP26 : un maillon à surveiller

La 6HP26 est une bonne boîte, mais :

À demander :

Si rien n’a été fait et que l’auto a plus de 150 000 km, prévoyez un budget pour une remise à niveau, voire une réfection à moyen terme. Une réfection sérieuse de 6HP26 peut dépasser les 2 000–3 000 € selon l’atelier.

Électronique, confort et équipements

On est en plein dans les années 2000 : beaucoup d’électronique, et plus ça vieillit, plus ça peut jouer des tours. À tester systématiquement :

Les petites pannes de capteurs, modules ou faisceaux peuvent vite coûter cher en diagnostic chez Jaguar. Un diagnostic OBD avec un outil compatible Jaguar (IDS, SDD, ou outil multi-marque sérieux) avant achat peut éviter les mauvaises surprises.

Fiabilité : ce qui tient bien, ce qui lâche

Globalement, la S-Type R est plus solide qu’on pourrait le croire pour une anglaise de cette époque, mais à condition d’accepter qu’une grosse berline de 400 ch ne s’entretient pas comme une compacte diesel.

Les points forts :

Les points faibles récurrents :

Sur un exemplaire suivi, ces points sont souvent déjà traités. Sur un exemplaire “à finir”, ils peuvent vite alourdir la facture de plusieurs milliers d’euros si vous cumulez suspension, freinage, boîte et refroidissement dans la même année.

Coût d’usage : carburant, entretien, pièces, assurance

Avant d’acheter, faites tourner la calculette. Une S-Type R pas chère à l’achat peut coûter très cher à l’usage si vous sous-estimez certains postes.

Carburant :

Entretien courant (chez un bon indépendant plutôt que Jaguar) :

Pièces :

Assurance :

Fiscalité / usage urbain :

Quel budget pour une S-Type R en 2020+ ?

Les cotes varient selon l’état, le kilométrage et l’historique, mais on peut tracer quelques lignes :

La vraie bonne affaire n’est pas forcément la moins chère, mais celle où les gros postes ont déjà été traités avec facture à l’appui. Une S-Type R achetée 12 000 € avec 3 000 € de travaux récents vaut souvent mieux qu’une à 9 000 € où tout reste à faire.

Pour qui la S-Type R est-elle cohérente ?

Vous pouvez cocher les cases suivantes ?

Si la réponse est oui, la S-Type R peut offrir un rapport plaisir/prix que peu de voitures égalent : un gros V8 compressé, un confort de berline, un certain charme anglais et une image plus raffinée que les sportives “catalogue” habituelles.

Si en revanche vous cherchez une voiture économique, simple à entretenir et compatible avec toutes les ZFE, ce n’est pas la bonne cible. Mieux vaut la voir pour ce qu’elle est vraiment : une grosse GT de passionné, exigeante mais gratifiante, à condition d’être lucide dès l’achat et de choisir un exemplaire suivi avec sérieux.

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